La symptothermie, comment ça marche?

Si tu t’es un peu informée sur le sujet, tu connais déjà sûrement les utilités de la méthode et peut-être aussi le fait qu’elle implique d’observer certains biomarqueurs de ton corps. Tu as probablement entendu parler de glaire cervicale et de courbe de température.

Dans cet article, je te présente plus en détails les différents biomarqueurs utilisés dans la méthode, ainsi que leur lien avec le cycle menstruel.

L’objectif de base

Le principe de base de la symptothermie consiste à identifier sa fenêtre de fertilité (entre les lignes bleues ici), donc la période où tu pourrais potentiellement être fécondée.

Cela ne signifie pas que tu es “infertile” le reste du temps mais simplement qu’une rencontre spermatozoïdes-ovocyte n’est pas envisageable.

La glaire cervicale

Il s’agit d’une sécrétion produite par des cryptes présentes au niveau du col de l’utérus, dont la consistance et la quantité varient au cours du cycle menstruel.

Cette substance joue un rôle crucial dans la reproduction, en favorisant ou en bloquant le passage des spermatozoïde:

  • Elle peut contrebalancer l’acidité du vagin.
  • Elle contribue à ralentir ou accélérer la progression des spermatos.
  • Elle effectue un tri, en retenant ceux considérés comme défectueux.
  • Constituée de nombreuses substances nutritives et enzymatiques, elle les nourrit et les protège.

La glaire cervicale change plusieurs fois de texture au cours du cycle, devenant plus claire, élastique et filante à l’approche de l’ovulation.

En pratiquant la symptothermie, tu seras amenée à observer l’évolution de ta glaire au fil des jours, afin d’identifier ses variations. Ceci constituera un premier indicateur qui t’aidera à savoir si l’ovulation est proche ou pas.

Une fois les observations relevées, une pratique précise te demandera d’interpréter ces informations grâce à la “règle du Pic de glaire”.

La courbe de température

La courbe de température corporelle au repos, ou température basale, est étroitement liée aux phases du cycle menstruel, reflétant les changements hormonaux.

Durant la première phase du cycle (phase folliculaire), la température est généralement plus basse. Après l’ovulation, déclenchée par un pic de l’hormone lutéinisante, la température augmente légèrement sous l’effet de la progestérone, une hormone produite par le corps jaune (l’ancienne “enveloppe” de l’ovocyte) . Cette augmentation marque le début de la phase lutéale. Si la fécondation n’a pas lieu, la température redescend à un niveau plus bas 12 à 16 jours plus tard, signalant l’approche des menstruations.

Différents facteurs peuvent influencer cette courbe (alcool, maladies,…) et doivent être pris en compte dans le cas d’une méthode d’observation du cycle.

En pratiquant la symptothermie, tu seras amenée à observer l’évolution de ta courbe de température au fil des jours, afin d’identifier ses plateaux bas et hauts. Ceci constituera un second indicateur, qui t’aidera cette fois à savoir si l’ovulation a eu lieu ou pas.

Une fois les observations relevées, une pratique précise te demandera d’interpréter ces informations grâce à la “règle de la montée de température”.

Le col de l’utérus (optionnel)

Il relie l’utérus et le vagin. Il a une forme de cylindre de 3 à 5 cm de long et peut faire penser à un donut lorsqu’on le regarde depuis le vagin.

Son rôle est de sécréter la glaire cervicale, mais également de permettre ou bloquer le passage des spermatozoïdes.

La consistance, l’ouverture et la position du col de l’utérus varient au cours du cycle menstruel, reflétant les changements hormonaux. En phase folliculaire, le col est généralement fermé, bas, et la glaire cervicale est épaisse. Autour de l’ovulation, sous l’influence des hormones, le col s’ouvre légèrement, se positionne plus haut et la glaire devient plus claire et élastique, facilitant ainsi le passage des spermatozoïdes. Après l’ovulation, en phase lutéale, le col se referme, se raffermit et reprend une position basse, tandis que la glaire redevient plus épaisse.

En pratiquant la symptothermie, tu seras peut-être amenée à observer l’évolution de ton col au fil des jours, afin d’identifier ses variations. Ceci constituera un indicateur supplémentaire qui t’aidera à savoir si l’ovulation est proche ou pas.

Pour conclure

Te voilà désormais dotée de quelques outils de compréhension supplémentaires pour mieux considérer la symptothermie.

En plus d’identifier ta fenêtre fertile, la tenue d’un cyclographe comme celui présenté plus haut te permet d’observer le déroulement et les particularités de chaque phase de ton cycle. Un bon moyen de t’assurer que tout soit bien équilibré!

Dans de prochains articles, je t’expliquerai comment observer ta glaire et prendre ta température, les biomarqueurs privilégiés par l’école Eden Fertilité, où je me suis formée.

Alors, motivée?

Pour rappel, le plagiat est illicite et des contrôles sont faits régulièrement sur ces articles afin que la propriété intellectuelle de l’auteure soit respectée

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer