S’observer, oui, mais comment?

La température

Comme expliqué dans un précédent post, la méthode symptothermique nous aide avant tout à identifier notre fenêtre fertile, afin de favoriser ou éviter une grossesse.

Il y a quelques semaines, je t’ai expliqué comment observer ta glaire cervicale, l’un des biomarqueurs privilégiés lorsqu’on pratique cette méthode.

Aujourd’hui, je te propose de faire un peu monter la température!

Pour rappel

Lorsqu’on “suit sa courbe”, on s’intéresse à l’évolution de notre température basale, c’est-à-dire la température du corps lorsqu’il est au repos total. Cette courbe est soumise à des changements durant les phases du cycle, dus aux variations hormonales. De relativement basse durant la première partie du cycle, elle augmente légèrement après l’ovulation, sous l’effet de la progestérone. Cette augmentation dure 9 mois dans le cas d’une grossesse, ou alors seulement 12 à 16 jours si une fécondation n’a pas eu lieu.

Note: Une fois que tu as dansé la salsa dans ton lit ou organisé une randonnée dans ton appartement, ton corps n’est plus considéré comme étant au “repos total”. Si si, je t’assure que cette info, aussi simple soit-elle, est primordiale.

Comment la prendre

Le bon outil

Il te faudra tout d’abord choisir un outil de mesure adéquat, à savoir un thermomètre basal à 2 décimales (deux chiffres après la virgule).

Pourquoi 2 décimales? Tout simplement parce que les variations de températures sont généralement subtiles, elles sont beaucoup moins grandes que lors d’une bonne fièvre, par exemple.

Il existe différentes marques de thermomètres dits “féminins”, comme le Cyclotest Lady, efficaces et bon marché. Certains enregistrent même la température jusqu’à la prochaine utilisation.

Comment la prendre

Le bon endroit

La température peut se prendre de 3 manières possibles:

L’essentiel est que tu trouves une manière de procéder qui soit la plus confortable pour toi. Par contre, une précaution s’impose: ne pas faire de changement n’importe quand. Ici, c’est surtout la fiabilité qui entre en jeu. La température est souvent un peu plus élevée dans une prise vaginale ou anale, une alternance de mode de prise pourrait ainsi fausser le résultat. Une autre approche sera toujours possible… au cycle suivant.

Comment la prendre

Le bon moment

Puisque c’est la température basale qui nous intéresse, il est évidemment nécessaire de la mesurer avant de mettre notre corps en activité. Elle se prend au réveil, avant de se lever. Je te déconseille donc de laisser ton thermomètre à la salle de bain ou de te promener pendant la durée de prise! Le plus simple est de garder ton thermomètre à côté de ton lit et de rester allongée pendant ce moment.

Si tu t’ennuies, tu peux en profiter pour:

  • Profiter de chiller quelques secondes/minutes de plus.
  • Papoter avec ton amoureux ou lui faire un petit câlin tranquillou (tranquillou, je répète!).
  • Ecouter une musique qui te plait.
  • Répondre à un message.

Comment la prendre

Le bon timing

La durée minimale de prise est de 30 secondes, l’idéal étant de garder le thermomètre pendant 2-3 minutes ou plus. Eh non, tu ne peux malheureusement pas te fier au “bip bip” de cet instrument pour savoir quand le retirer. Il arrive que la température continue d’augmenter après le petit bruit. Sur ta table de nuit, il est donc également utile d’y laisser ton téléphone ou une minuterie et ainsi bénéficier chaque matin de la même durée exacte.

Ce qui peut impacter la température

Bien sûr, malgré toute ta bonne volonté, il arrive que certains événements viennent perturber ta température, tels que:

  • un lever ou un coucher plus tardif
  • moins ou plus de sommeil
  • une consommation d’alcool
  • une grande émotion inhabituelle
  • de la fièvre
  • une angine ou autre pathologie
  • un coup de soleil
  • une séance d’ostéopathie, acupuncture…

Mais pas d’inquiétudes!

Dans l’utilisation de la méthode symptothermique, ces perturbations sont prises en compte et une règle existe afin de les contourner.

De plus, il y a toujours les observations de la glaire pour contrebalancer le premier biomarqueur.

En conclusion

La température est un indicateur précieux qui te permet de savoir dans quelle phase de ton cycle tu te trouves et si une ovulation a bien lieu régulièrement. Son observation seule n’est cependant pas suffisante lorsqu’on souhaite avoir une grande fiabilité, c’est pourquoi elle est combinée à la glaire cervicale dans la symptothermie.

Alors, envie de traîner un peu plus longtemps au lit?

Pour rappel, le plagiat est illicite et des contrôles sont faits régulièrement sur ces articles afin que la propriété intellectuelle de l’auteure soit respectée.

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